14 / 12 / 2018

[Club] Groupe 1 - Déclaration d'une IA pour la planète

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[Club] Groupe 1 - Déclaration d'une IA pour la planète

La 3e édition du club RSLN s’est penchée sur le rôle que pourrait jouer l’IA pour répondre aux enjeux actuels et futurs liés au réchauffement climatique. Une équation complexe qu’une vingtaine d’invités ont été conviés à résoudre lors d’ateliers au siège de Microsoft France lors de la 3e édition du club RSLN.

Dans le monde de l’entreprise, les grands groupes s’organisent en “coalitions” pour penser une économie plus vertueuse. Dans la finance, la BNP Paribas s’est associée à Axa et Natixis, coalition qui s’est engagée à cesser tout financement du tabac. Dans l’agroalimentaire, l’International Food Waste Coalition réunit Ardo, McCain, PepsiCo, SCA, Sodexo, Unilever Food Solutions et le WWF dans une lutte contre le gaspillage alimentaire dans le secteur des services de restauration. Les géants du web ont formé récemment un “Partnership on AI” pour étudier et formuler les bonnes pratiques en matière de technologies IA. Et si on appliquait cette logique à la thématique de ce club, que donnerait une déclaration pour une IA pour la planète ?


Le premier groupe “Déclaration pour une IA pour la planète” avait pour objectif d’identifier les grands principes d’une déclaration.

 

_Préambule

 

Beaucoup de discussions ont animé le groupe. Ces dernières ont permis de repenser les fondamentaux : qu’est-ce que l’IA pour la planète ? Qu’est-ce que l’IA ? Qu’est-ce que la planète ? Est-ce l’environnement ? Le social ? Un mélange des deux, ou leurs interactions ? « On s’est rendu compte que c’est un sujet qui touche tout le monde, et qui pose la question de l’éthique ». Voici les grands principes sur lequel le développement d’une IA devrait s’appliquer.

 

_Principes

 

Garantir la réduction des impacts environnementaux sans transferts de pollution

On peut avoir l’impression qu’une IA va réduire de fait les coûts environnementaux. Cependant, entre la puissance de calculs, le stockage des données, le coût de production des capteurs, l’impact pourrait se révéler plus important que ce qu’on souhaitait réduire. La création d’une IA ne doit pas impliquer un transfert de pollution. Le bilan d’impact doit être négatif.

 

L’IA ne doit pas reproduire, accentuer des discriminations contraires aux droits de l’homme

Les biais existants dans les algorithmes et les IA relèvent à la fois de la reproduction de biais déjà existants chez les humains. Les décisions sont orientées selon leur passé, leur culture, leur environnement. L’IA doit respecter les règles dictées par un humain, ou basées sur des données de l’humain. En s’entraînant elle-même, elle peut reproduire cet impact négatif et ces discriminations.

 

L’IA doit servir l’intérêt général et être accessible à tous.

Il faut assurer l’accessibilité à l’IA pour tous, comme l’accès à l’eau, au logement…

 

La gouvernance de la donnée doit garantir sa transparence

Aujourd’hui , tout le monde n’a pas la même capacité pour développer des IA et des algorithmes. Les plus grands détenteurs de données sont les grandes entreprises. Pour permettre à tous de développer des algorithmes, nous préconisons de penser la data comme un bien commun. Tout comme on ne peut pas privatiser de l’eau ou de l’air, une part de la donnée deviendrait “bien commun”. Toute personne travaillant avec la data doit la partager dans des trendsets ou des datasets partagés au public. Reste à déterminer quelle part de la donnée doit être en bien commun (personnelle ou non).

 

Toute IA doit se déclarer comme telle

Quand un homme s’adresse à une IA, il doit être en mesure de pouvoir l’identifier en tant que telle.

 

L’IA doit respecter la législation en vigueur dans le pays dans lequel elle se trouve

 

Assurer la consultation des citoyens dans le développement de l’IA

Si l’IA est développée uniquement par des structures privées, ce sont ces structures qui deviennent décideuses. Si l’IA a autant d’importance dans les prises de décision – dans le cas de la voiture autonome, par exemple – il faut trouver un moyen de consulter et d’impliquer le citoyen dans les paramètres de décisions.