14 / 12 / 2018

[Club] Groupe 2 : Programme d'un parti techno-écolo

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[Club] Groupe 2 : Programme d'un parti techno-écolo

La 3e édition du club RSLN s’est penchée sur le rôle que pourrait jouer l’IA pour répondre aux enjeux actuels et futurs liés au réchauffement climatique. Une équation complexe qu’une vingtaine d’invités ont été conviés à résoudre lors d’ateliers au siège de Microsoft France lors de la 3e édition du club RSLN.

2050 : le monde a échoué à limiter le réchauffement climatique. L’urgence climatique devient (enfin) Priorité nationale. La transition numérique est tout à fait achevée, mais les métaux utiles à leur bon fonctionnement se font rares. Un mouvement techno-écolo se fait jour. Quel serait son programme ?

Notre groupe s’est prêté avec beaucoup d’humour et de second degré à l’exercice. Et le résultat traduit beaucoup certaines préoccupations (très) actuelles.

 

LE PARTI ARISTOT.E

 

_Préambule

Nous sommes à un point de bascule, celui de l’urgence dramatique. Il y a sur Terre 10 milliards d’habitants dont 75% dans les villes. Les data centers sur les côtes sont maintenant submergés. Les migrations sont massives. Les déchets des mégalopoles impliquent une gestion colossale. L’air purifié est plus que jamais rare et recherché. Les tensions autour de l’accès aux communs (eau, fluides…) sont intenses.

En 2050, les radicaux sont potentiellement au pouvoir. Il faut aujourd’hui se mettre du côté des autoritaristes, mais aussi de l’écologie. L’État contrôle la répartition de ces communs, notamment par des tickets de rationnements, sauf pour la caste supérieure qui peut se procurer les ressources rares et chères. Dans ce contexte, un parti politique émerge. Il fait le constat que l’humain a échoué, là où l’intelligence artificielle pourrait réussir.

 

_Manifeste

Aujourd’hui, tous les partis politiques en joute en France utilisent l’intelligence artificielle. Il n’existe rien d’innovant dans l’idée d’utiliser l’IA pour pacifier et rendre prospère la France. Nous nous engageons à trouver une manière de l’optimiser pour gagner l’intérêt public et les élections.

Rappelons rapidement que l’IA, c’est surtout des capacités extraordinaires de mémorisation, de mesure, de répétition et de précision. En somme, ce que l’humain n’aime pas faire. Dans ces conditions, nous avons décidé de faire de notre gouvernement une IA. Le gouvernement est l’IA, Aristot.e.

« L’IApermet de sonder les citoyens et offre une démocratie directe. L’IA incite et éduque»

 

Qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agit de valoriser justement la technologie de l’IA, et montrer ce qu’elle peut apporter à nos problèmes. L’IA peut servir à guider les citoyens. Le monde est fracturé. L’État met donc en place une synthèse d’opinions grâce à l’IA, pour faire de la démocratie directe. Notre raison d’être : convaincre les citoyens de suivre ces prescriptions.

Aristot.e propose une plateforme participative, managée par une IA. Et là-dessus nous avons des propositions très claires, oui, parce que :

 

« L’IA réussira là où l’Homme échoua »

 

_Propositions :

 

1. L’IA régule l’espace pour un retour au local (production alimentaire, énergie, travail…)

La première proposition est que nous confions la répartition humaine sur le territoire à l’IA. Nous sommes trop nombreux en ville. Ce qui pose des problèmes de ressources énergétiques, en gestion des déchets, mais aussi de conflits sociaux. Cette IA permettra de dire qui va habiter où. Grâce à cette IA, nous trouverons le bon endroit pour vous, l’endroit où vous aurez une vie sociale ouverte, une vie sociale riche, un travail qui aidera à la fois votre communauté et vous permettra de vous sentir mieux, autour des autres. Nous ne vous obligerons pas à vous déplacer, mais si vous ne suivez pas les préconisations que l’IA vous fait, nous vous montrerons les conséquences négatives de vos choix.

 

2- L’IA propose aux citoyens de connaître leur impact écologique, à la manière de l’effet papillon

En effet, l’IA permettra de générer des simulations de l’effet papillon que provoque vos derniers comportements. Et inversement, on pourra simuler avant que vous vous déplaciez les conséquences positives qu’aura votre nouvelle implantation, votre nouveau mode de vie, sur le climat et la vie en général. Le gouvernement étant une IA, il définit de manière impartiale des recommandations. L’IA décide et utilise des technologies, comme la réalité virtuelle, la réalité superposée, le blockchain, pour alimenter cette bonne organisation.

 

3 – Un consortium d’individus seront élus tous les deux ans par le peuple pour agir en tant que garde-fous de l’IA

Pour finir, chers concitoyens, si l’humain alimente la machine, la machine alimente l’humain. La machine Aristot.e. Elle s’occupera des déchets, de l’énergie, de l’alimentation, de la sécurité, car les guerres civiles sont nombreuses, la répartition des ressources naturelles et humaines. C’est une RH supérieure. Les gardes fous de cette IA, même si l’IA est notre garde fou, seront incarnés par un consortium d’êtres humains élus par vous. Ce seront des chercheurs, des développeurs, des product owners, des doctorants, et tout “fou furieux” qui souhaite apporter un regard humaniste sur une machine, au cas où.

 

Nous vous invitons donc aux urnes dimanche prochain ! Votez Aristot.e !