27 / 12 / 2016
#ZDNet

Des objets connectés pour étudier la biodiversité de la forêt amazonienne

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Au cœur de la forêt amazonienne, les espèces animales et végétales s’éteignent plus rapidement que ce que les chercheurs sont capables de mesurer. Pour pallier cette lacune, le projet Providence, qui rassemble des chercheurs australiens (CSIRO), brésiliens (institut Mamirauá) et espagnols (Barcelona Tech), va déployer un réseau de plusieurs centaines d'objets connectés sous la canopée. Explications avec ZDNet.

Les moyens traditionnels de mesure de la biodiversité ne sont que peu efficaces en Amazonie, comme le souligne le docteur Alberto Elfes, scientifique de l’équipe data 61 du CSIRO (Institut public australien pour la recherche) cité par ZDNet. Il faut que les scientifiques aillent sur place pendant de longues semaines dans la jungle, en comptant manuellement les espèces qu’ils voient et entendent, une méthode qui ne permet pas de mesurer correctement une évolution extrêmement rapide sur le terrain.

Afin de pallier ce déficit et pouvoir donner avec exactitude l’état de la situation sous la canopée, les chercheurs du projet Providence font donc appel à la technologie et aux objets connectés : ils prévoient le déploiement en trois phases d’un réseau de milliers de capteurs sans fil dans la jungle.

Le Dr Emiliano Esterci Ramalho, chercheur et coordonnateur du projet auprès de l’institut brésilien Mamirauá explique :

«Nous allons collecter des données grâce à des senseurs acoustiques (tant pour les créatures aquatiques que terrestres), des images, des données environnementales (le vent, la température, l’humidité, la pression atmosphérique) et même des images thermiques.»

Les modules utilisés sont équipés de nouveaux senseurs et de processeurs très performants conçus à l’origine pour l’écosystème complexe des océans. Et chercheurs et grand public pourront suivre les progrès en temps réel grâce à la diffusion en ligne des sons uniques de cette biodiversité incroyable, comme l’explique le Professor Michel André, directeur du laboratoire de bioacoustique appliquée à Barcelona Tech.

Un usage de la technologie qui devrait pouvoir à terme être déployé dans d’autres environnements hostiles ou inaccessibles, pour permette une meilleure étude de la biodiversité.

Plus d’informations sur le site de ZDNetet du CSIRO.