13 / 12 / 2016
#The Washington Post

De l'art de contourner les règles dans la Silicon Valley grâce à l'open source

  • Linkedin
Ou comment une start-up aux prises avec les régulateurs gouvernementaux tente de s'en sortir en rendant public le code source de son produit. Explications avec The Washington Post.

Quand ça ne passe pas par la porte, autant essayer par la fenêtre. C’est probablement ce que s’est dit le hackerGeorge Hotz, le fondateur de Comma.ai, une start-up de la Silicon Valley spécialisée dans l’élaboration de kits DIY pour faire de certains véhicules des voitures semi-autonomes, lorsqu’il a reçu une injonctionde la part de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) lui ordonnant de fournir davantage de précisions sur la sécurité de son produit.

Ni une ni deux, celui que le monde d’Internet connaît davantage sous son pseudo geohotabandonne le projet de lancement de son produit, ce qui lui imposerait d’engager des pointures du droit afin de se lancer dans un bras de fer contre le gouvernement, dans le but d’obtenir leur approbation. Et prend une décision pour le moins radicale, comme le souligne le Washington Post, en révélant le code source utilisé pour fabriquer ses kits :

«Nous voulons être l’équivalent du système d’exploitation Android pour les voitures autonomes », a-t-il précisé en préambule de l’annonce de sa décision.

Aujourd’hui, le code source en question est donc disponible sur la plateforme collaborative GitHub. Ce qui permet au fantasque fondateur de Comma.ai de s’exempter de toute tentative de régulation de la part de la NHTSA – après tout, si l’organisme peut réguler les voitures vendues dans le commerce, lui ne vend rien…

La suite du bras de fer par ici.