07 / 11 / 2016
#The Guardian

Ransomwares : les banques provisionnent des bitcoins pour payer les hackers

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Après la cyberattaque de grande ampleur menée le 21 octobre 2016, des experts révèlent que les banques londoniennes ont commencé à stocker des bitcoins en prévision de cyber-rançons à payer. Explications avec The Guardian.

Mieux vaut payer une rançon que de risquer de voir son site Internet paralysé par un hacking de grande ampleur, ou de se faire voler des informations sensibles lors d’attaques de type ransomware. C’est le constant que pose Simon Moore, président du congrès international annuel du cybercrime, interrogé par le Guardian. En cause ? La montée en puissance (et en nombre) des cyberattaques, dont celles menée le 21 octobre 2016 est l’un des exemples à ce jour le plus frappant.

« D’un point de vue purement pragmatique, les institutions financières envisagent la nécessité de provisionner un stock conséquent de bitcoins dans le cas où elles seraient la cible d’une attaque de grande intensité et que les autorités ne seraient pas en mesure de les aider aussi rapidement que nécessaire. », explique l’expert.

Puisque la police « n’a pas les ressources suffisantes pour traiter avec les criminels, en raison du nombre grandissant d’attaques », les banques et les entreprises ont semble-t-il décidé de prendre les choses en main. La monnaie virtuelle, très difficilement traçable, est en effet extrêmement prisée des réseaux cybercriminels.

La cyberattaque contre le fournisseur télécom britannique TalkTalk, qui a eu lieu en 2015, lui aurait ainsi coûté plus de 67 millions d’euros de dommages et… la perte de plus de 100 000 abonnés. On comprend ainsi pourquoi payer rapidement une rançon peut intéresser les entreprises concernées.

Chaque jour, environ 4 000 attaques par ransomwares ont lieu à travers le monde.

Pour en savoir plus, c’est par ici.